
A Terralies le visiteur, qu’il soit agriculteur ou non-agriculteur aura accès à un ensemble d’informations, dans l’esprit pédagogique qui caractérise le salon, pour mieux comprendre le phénomène du réchauffement climatique, déceler les leviers à la portée de chacun pour réduire sa production de gaz carbonique et découvrir le contexte particulier de l’agriculture.
Devant l’urgence du changement des comportements, Terralies se devait de s’inscrire dans une telle démarche et d'apporter sa pierre.
Vous retrouverez donc de nombreuses animations, des conférences... autour de ce thème. Rendez-vous donc les 30, 31 mai et 1er juin au parc des expositions de Brézillet!
23/01/2008 13:32:04
C'est une bonne idée de thème. J'espère que vous ferez de bonnes choses pour faire comprendre auxgens l'importance du problème
Commenté par Gilles²²
24/01/2008 15:02:18
j'ai hate d'y aller, je suis qu'il y aura plein de choses à apprendre
Commenté par Gilles
26/01/2008 12:02:59
Les paysans subissent déjà avec les normes environnements actuelles mais là ils se font carrément les portes paroles de la plus grosse arnaque dénoncée par des scientifiques (ex marcel leroux). Demain il ne faudra pas se plaindre des mesures prises (voir ex des ogms)
Commenté par pierre
26/01/2008 12:30:36
Lettre ouverte au Secrétaire Général des Nations-Unies Ban Ki Moon Copies aux Chefs d'Etat des pays signataires 13 décembre 2007 Au sujet de la conférence climatique de l'ONU Il est impossible de stopper le changement climatique, un phénomène naturel qui a affecté l'humanité à travers les âges. Les témoignages géologiques, archéologiques, oraux et écrits historiques attestent tous des défis fondamentaux qu'ont dû affronter les sociétés anciennes face aux changements imprévus de température, de précipitations, de vents et d'autres variables climatiques. Nous devons par conséquent armer les nations à résister à tous ces phénomènes naturels en promouvant la croissance économique et la création de richesse. Le Groupement Intergouvernemental sur le Changement Climatique (GIEC) a publié des conclusions de plus en plus alarmistes sur l'influence climatique du CO2 d'origine humaine, un gaz non polluant qui est essentiel à la photosynthèse des plantes. Bien que nous comprenions les arguments qui l'ont conduit à considérer les émissions de CO2 comme dangereuses, les conclusions du GIEC sont absolument injustifiées et ne doivent pas aboutir à des politiques qui vont significativement réduire la prospérité future. En particulier, il n'a pas été établi que ce serait possible de changer significativement le climat global en réduisant les émissions humaines de gaz à effet de serre. Par-dessus tout, parce que les tentatives de réduire les émissions vont ralentir le développement, l'approche actuelle de l'ONU sur la réduction du CO2 est susceptible d'aggraver la souffrance humaine due aux changements climatiques futurs plutôt que de la réduire. Le Résumé pour Décideurs du GIEC est le document le plus largement consulté par les politiciens et les non-scientifiques et est à la base de la plupart des décisions politiques sur le changement climatique. Cependant, ce résumé est préparé par un noyau relativement restreint de rédacteurs et sa version finale doit être approuvée ligne à ligne par des représentants des gouvernements. La grande majorité des contributeurs et examinateurs du rapport et des dizaines de milliers d'autres scientifiques qualifiés pour commenter sur le sujet ne sont pas impliqués dans la préparation de ce document. Le Résumé ne peut donc pas être considéré comme représenter un consensus d'experts. Contrairement à l'impression donnée par le Résumé pour Décideurs du GIEC : • Les observations récentes des phénomènes comme le retrait des glaciers, la hausse du niveau des mers et la migration d'espèces ne témoignent pas d'un changement climatique hors normes car aucun de ces changements n'est au-delà des limites de la variabilité naturelle qu'on connaît. • Le rythme moyen de réchauffement de 0,1 à 0,2°C/décennie enregistré par les satellites dans les dernières décennies du 20e siècle sont dans les limites naturelles du rythme de réchauffement et de refroidissement observé sur ces 10.000 dernières années. • Des scientifiques de premier plan, y compris des représentants importants du GIEC, reconnaissent que les modèles informatiques actuels ne peuvent pas prédire le climat. En accord avec cela, et malgré les projections des ordinateurs d'une hausse de température, il n'y a pas eu de réchauffement global depuis 1998. Le plateau de température actuel qui a suivi une période de réchauffement à la fin du 20e siècle est en accord avec des cycles naturels multi-décennaux ou millénaires. • A l'exact opposé d'une affirmation souvent répétée que la science du climat "ne fait plus débat", un nombre important de nouvelles publications dans des revues à comité de lecture mettent toujours plus en doute l'hypothèse d'un réchauffement dangereux d'origine humaine. Mais comme les groupes de travail du GIEC ont pour instruction d'examiner les publications jusqu'à mai 2005 (cf. http://ipcc-wg1.ucar.edu/wg1/docs/wg1_timetable_2006-08-14.pdf) ces conclusions importantes ne sont pas incluses dans leur rapport ; ce qui veut dire que les rapports d'évaluations du GIEC sont basés sur des résultats déjà obsolètes. La conférence sur le climat de Bali est destinée à amener le monde sur le chemin d'une restriction sévère de CO2, en ignorant les leçons évidentes qu'on peut tirer de l'échec du protocole de Kyoto, le chaos dans le marché d'échange de CO2 établi par l'Europe et l'inefficacité d'autres initiatives coûteuses destinées à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Des analyses coût/bénéfice objectives discréditent l'introduction de mesures globales destinées à limiter et à réduire la consommation d'énergie pour réduire les émissions de CO2. De plus, il est irrationnel d'appliquer le "principe de précaution" car de nombreux scientifiques reconnaissent qu'un refroidissement et un réchauffement sont tous les deux des issus réalistes pour le climat à moyen-terme. L'effort actuel de l'ONU pour "combattre le changement climatique", tel que présenté dans le Rapport sur le Développement Humain du Programme de Développement de l'ONU du 27 novembre 2007, détourne l'attention des gouvernements de la menace de changements climatiques inévitables, sous ses différentes formes. La planification nationale et internationale face à de tels changements est nécessaire, en aidant prioritairement les citoyens les plus vulnérables à s'adapter aux conditions futures. Tenter d'empêcher le climat de changer est futile et constitue une mésallocation tragique de ressources qui seraient bien mieux utilisées à résoudre les vrais et les plus pressants des problèmes. Source Liste des signataires : Don Aitkin, PhD, Professor, social scientist, retired vice-chancellor and president, University of Canberra, Australia William J.R. Alexander, PhD, Professor Emeritus, Dept. of Civil and Biosystems Engineering, University of Pretoria, South Africa; Member, UN Scientific and Technical Committee on Natural Disasters, 1994-2000 Bjarne Andresen, PhD, physicist, Professor, The Niels Bohr Institute, University of Copenhagen, Denmark Geoff L. Austin, PhD, FNZIP, FRSNZ, Professor, Dept. of Physics, University of Auckland, New Zealand Timothy F. Ball, PhD, environmental consultant, former climatology professor, University of Winnipeg Ernst-Georg Beck, Dipl. Biol., Biologist, Merian-Schule Freiburg, Germany Sonja A. Boehmer-Christiansen, PhD, Reader, Dept. of Geography, Hull University, U.K.; Editor, Energy & Environment journal Chris C. Borel, PhD, remote sensing scientist, U.S. Reid A. Bryson, PhD, DSc, DEngr, UNE P. Global 500 Laureate; Senior Scientist, Center for Climatic Research; Emeritus Professor of Meteorology, of Geography, and of Environmental Studies, University of Wisconsin Dan Carruthers, M.Sc., wildlife biology consultant specializing in animal ecology in Arctic and Subarctic regions, Alberta R.M. Carter, PhD, Professor, Marine Geophysical Laboratory, James Cook University, Townsville, Australia Ian D. Clark, PhD, Professor, isotope hydrogeology and paleoclimatology, Dept. of Earth Sciences, University of Ottawa Richard S. Courtney, PhD, climate and atmospheric science consultant, IPCC expert reviewer, U.K. Willem de Lange, PhD, Dept. of Earth and Ocean Sciences, School of Science and Engineering, Waikato University, New Zealand David Deming, PhD (Geophysics), Associate Professor, College of Arts and Sciences, University of Oklahoma Freeman J. Dyson, PhD, Emeritus Professor of Physics, Institute for Advanced Studies, Princeton, N.J. Don J. Easterbrook, PhD, Emeritus Professor of Geology, Western Washington University Lance Endersbee, Emeritus Professor, former dean of Engineering and Pro-Vice Chancellor of Monasy University, Australia Hans Erren, Doctorandus, geophysicist and climate specialist, Sittard, The Netherlands Robert H. Essenhigh, PhD, E.G. Bailey Professor of Energy Conversion, Dept. of Mechanical Engineering, The Ohio State University Christopher Essex, PhD, Professor of Applied Mathematics and Associate Director of the Program in Theoretical Physics, University of Western Ontario David Evans, PhD, mathematician, carbon accountant, computer and electrical engineer and head of 'Science Speak,' Australia William Evans, PhD, editor, American Midland Naturalist; Dept. of Biological Sciences, University of Notre Dame Stewart Franks, PhD, Professor, Hydroclimatologist, University of Newcastle, Australia R. W. Gauldie, PhD, Research Professor, Hawai'i Institute of Geophysics and Planetology, School of Ocean Earth Sciences and Technology, University of Hawai'i at Manoa Lee C. Gerhard, PhD, Senior Scientist Emeritus, University of Kansas; former director and state geologist, Kansas Geological Survey Gerhard Gerlich, Professor for Mathematical and Theoretical Physics, Institut für Mathematische Physik der TU Braunschweig, Germany Albrecht Glatzle, PhD, sc.agr., Agro-Biologist and Gerente ejecutivo, INTTAS, Paraguay Fred Goldberg, PhD, Adjunct Professor, Royal Institute of Technology, Mechanical Engineering, Stockholm, Sweden Vincent Gray, PhD, expert reviewer for the IPCC and author of The Greenhouse Delusion: A Critique of 'Climate Change 2001, Wellington, New Zealand William M. Gray, Professor Emeritus, Dept. of Atmospheric Science, Colorado State University and Head of the Tropical Meteorology Project Howard Hayden, PhD, Emeritus Professor of Physics, University of Connecticut Louis Hissink MSc, M.A.I.G., editor, AIG News, and consulting geologist, Perth, Western Australia Craig D. Idso, PhD, Chairman, Center for the Study of Carbon Dioxide and Global Change, Arizona Sherwood B. Idso, PhD, President, Center for the Study of Carbon Dioxide and Global Change, AZ, USA Andrei Illarionov, PhD, Senior Fellow, Center for Global Liberty and Prosperity; founder and director of the Institute of Economic Analysis Zbigniew Jaworowski, PhD, physicist, Chairman - Scientific Council of Central Laboratory for Radiological Protection, Warsaw, Poland Jon Jenkins, PhD, MD, computer modelling - virology, NSW, Australia Wibjorn Karlen, PhD, Emeritus Professor, Dept. of Physical Geography and Quaternary Geology, Stockholm University, Sweden Olavi Kärner, Ph.D., Research Associate, Dept. of Atmospheric Physics, Institute of Astrophysics and Atmospheric Physics, Toravere, Estonia Joel M. Kauffman, PhD, Emeritus Professor of Chemistry, University of the Sciences in Philadelphia David Kear, PhD, FRSNZ, CMG, geologist, former Director-General of NZ Dept. of Scientific & Industrial Research, New Zealand Madhav Khandekar, PhD, former research scientist, Environment Canada; editor, Climate Research (2003-05); editorial board member, Natural Hazards; IPCC expert reviewer 2007 William Kininmonth M.Sc., M.Admin., former head of Australia's National Climate Centre and a consultant to the World Meteorological organization's Commission for Climatology Jan J.H. Kop, MSc Ceng FICE (Civil Engineer Fellow of the Institution of Civil Engineers), Emeritus Prof. of Public Health Engineering, Technical University Delft, The Netherlands Prof. R.W.J. Kouffeld, Emeritus Professor, Energy Conversion, Delft University of Technology, The Netherlands Salomon Kroonenberg, PhD, Professor, Dept. of Geotechnology, Delft University of Technology, The Netherlands Hans H.J. Labohm, PhD, economist, former advisor to the executive board, Clingendael Institute (The Netherlands Institute of International Relations), The Netherlands The Rt. Hon. Lord Lawson of Blaby, economist; Chairman of the Central Europe Trust; former Chancellor of the Exchequer, U.K. Douglas Leahey, PhD, meteorologist and air-quality consultant, Calgary David R. Legates, PhD, Director, Center for Climatic Research, University of Delaware Marcel Leroux, PhD, Professor Emeritus of Climatology, University of Lyon, France; former director of Laboratory of Climatology, Risks and Environment, CNRS Bryan Leyland, International Climate Science Coalition, consultant and power engineer, Auckland, New Zealand William Lindqvist, PhD, independent consulting geologist, Calif. Richard S. Lindzen, PhD, Alfred P. Sloan Professor of Meteorology, Dept. of Earth, Atmospheric and Planetary Sciences, Massachusetts Institute of Technology A.J. Tom van Loon, PhD, Professor of Geology (Quaternary Geology), Adam Mickiewicz University, Poznan, Poland; former President of the European Association of Science Editors Anthony R. Lupo, PhD, Associate Professor of Atmospheric Science, Dept. of Soil, Environmental, and Atmospheric Science, University of Missouri-Columbia Richard Mackey, PhD, Statistician, Australia Horst Malberg, PhD, Professor for Meteorology and Climatology, Institut für Meteorologie, Berlin, Germany John Maunder, PhD, Climatologist, former President of the Commission for Climatology of the World Meteorological Organization (89-97), New Zealand Alister McFarquhar, PhD, international economy, Downing College, Cambridge, U.K. Ross McKitrick, PhD, Associate Professor, Dept. of Economics, University of Guelph John McLean, PhD, climate data analyst, computer scientist, Australia Owen McShane, PhD, economist, head of the International Climate Science Coalition; Director, Centre for Resource Management Studies, New Zealand Fred Michel, PhD, Director, Institute of Environmental Sciences and Associate Professor of Earth Sciences, Carleton University Frank Milne, PhD, Professor, Dept. of Economics, Queen's University Asmunn Moene, PhD, former head of the Forecasting Centre, Meteorological Institute, Norway Alan Moran, PhD, Energy Economist, Director of the IPA's Deregulation Unit, Australia Nils-Axel Morner, PhD, Emeritus Professor of Paleogeophysics & Geodynamics, Stockholm University, Sweden Lubos Motl, PhD, Physicist, former Harvard string theorist, Charles University, Prague, Czech Republic John Nicol, PhD, Professor Emeritus of Physics, James Cook University, Australia David Nowell, M.Sc., Fellow of the Royal Meteorological Society, former chairman of the NATO Meteorological Group, Ottawa James J. O'Brien, PhD, Professor Emeritus, Meteorology and Oceanography, Florida State University Cliff Ollier, PhD, Professor Emeritus (Geology), Research Fellow, University of Western Australia Garth W. Paltridge, PhD, atmospheric physicist, Emeritus Professor and former Director of the Institute of Antarctic and Southern Ocean Studies, University of Tasmania, Australia R. Timothy Patterson, PhD, Professor, Dept. of Earth Sciences (paleoclimatology), Carleton University Al Pekarek, PhD, Associate Professor of Geology, Earth and Atmospheric Sciences Dept., St. Cloud State University, Minnesota Ian Plimer, PhD, Professor of Geology, School of Earth and Environmental Sciences, University of Adelaide and Emeritus Professor of Earth Sciences, University of Melbourne, Australia Brian Pratt, PhD, Professor of Geology, Sedimentology, University of Saskatchewan Harry N.A. Priem, PhD, Emeritus Professor of Planetary Geology and Isotope Geophysics, Utrecht University; former director of the Netherlands Institute for Isotope Geosciences Alex Robson, PhD, Economics, Australian National University Colonel F.P.M. Rombouts, Branch Chief - Safety, Quality and Environment, Royal Netherland Air Force R.G. Roper, PhD, Professor Emeritus of Atmospheric Sciences, School of Earth and Atmospheric Sciences, Georgia Institute of Technology Arthur Rorsch, PhD, Emeritus Professor, Molecular Genetics, Leiden University, The Netherlands Rob Scagel, M.Sc., forest microclimate specialist, principal consultant, Pacific Phytometric Consultants, B.C. Tom V. Segalstad, PhD, (Geology/Geochemistry), Head of the Geological Museum and Associate Professor of Resource and Environmental Geology, University of Oslo, Norway Gary D. Sharp, PhD, Center for Climate/Ocean Resources Study, Salinas, CA S. Fred Singer, PhD, Professor Emeritus of Environmental Sciences, University of Virginia and former director Weather Satellite Service L. Graham Smith, PhD, Associate Professor, Dept. of Geography, University of Western Ontario Roy W. Spencer, PhD, climatologist, Principal Research Scientist, Earth System Science Center, The University of Alabama, Huntsville Peter Stilbs, TeknD, Professor of Physical Chemistry, Research Leader, School of Chemical Science and Engineering, KTH (Royal Institute of Technology), Stockholm, Sweden Hendrik Tennekes, PhD, former director of research, Royal Netherlands Meteorological Institute Dick Thoenes, PhD, Emeritus Professor of Chemical Engineering, Eindhoven University of Technology, The Netherlands Brian G Valentine, PhD, PE (Chem.), Technology Manager - Industrial Energy Efficiency, Adjunct Associate Professor of Engineering Science, University of Maryland at College Park; Dept of Energy, Washington, DC Gerrit J. van der Lingen, PhD, geologist and paleoclimatologist, climate change consultant, Geoscience Research and Investigations, New Zealand Len Walker, PhD, Power Engineering, Australia Edward J. Wegman, PhD, Department of Computational and Data Sciences, George Mason University, Virginia Stephan Wilksch, PhD, Professor for Innovation and Technology Management, Production Management and Logistics, University of Technolgy and Economics Berlin, Germany Boris Winterhalter, PhD, senior marine researcher (retired), Geological Survey of Finland, former professor in marine geology, University of Helsinki, Finland David E. Wojick, PhD, P.Eng., energy consultant, Virginia Raphael Wust, PhD, Lecturer, Marine Geology/Sedimentology, James Cook University, Australia A. Zichichi, PhD, President of the World Federation of Scientists, Geneva, Switzerland; Emeritus Professor of Advanced Physics, University of Bologna, Italy
Commenté par pierre
28/01/2008 21:29:07
Discours de la Présidence Tchèque à l’ONU [Discours du Président de la République Tchèque, Vaclav Klaus, à la conférence de l’ONU sur le changement climatique le 24 septembre 2007] Distingués collègues, Mesdames et Messieurs,En tant qu’hommes politiques responsables, nous savons que nous devons agir quand cela est nécessaire. Nous savons que notre devoir est de donner des réponses politiques aux questions qui pourraient constituer une menace pour nos peuples. Et nous savons que nous devons former des partenariats avec d’autres nations quand un problème ne peut pas être confiné aux frontières nationales. Nous aider à le faire est l’une des principales raisons de l’existence d'institutions tels que les Nations Unis. Cependant, les politiciens doivent s’assurer que les coûts de leur propositions ne seront pas plus grands que les bénéfices attendus. Ils doivent soigneusement considérer et sérieusement analyser leurs projets et initiatives. Ils doivent le faire, même si cela peut être impopulaire et même si cela signifie aller à contre-courant des modes et du politiquement correct. Je félicite le secrétaire général Ban Ki Moon pour l’organisation de cette conférence et le remercie de nous donner une occasion de discuter cet important, mais jusqu’ici partial, débat sur le changement climatique. Reconnaître ces changements comme réels, importants, imminents et causés par l’Homme a des conséquences si énormes que nous sommes obligés d’y penser à deux fois avant de prendre des décisions. J’ai peur que cela ne soit pas le cas aujourd’hui. Laissez moi soulever plusieurs points pour remettre la question dans un contexte sain : 1. Contrairement à l’artificielle et injustifiée perception créée à travers le monde, l’augmentation de la température globale a été - ces derniers années, décennies et siècles - très limitée par comparaison historique et pratiquement négligeable par son impact actuel sur les êtres humains et leurs activités. 2. La menace hypothétique liée au futur réchauffement global dépend exclusivement de prévisions très spéculatives. Ces prévisions sont basées sur des séries relativement courtes de données et sur des modèles provisoires qui ne fonctionnent pas quand on tente de les utilliser pour reproduire les variations passés. 3. Contrairement à beaucoup de proclamations auto-certifiées et auto-approuvées, il n’y a pas de consensus scientifique à propos des récents changements climatiques. Un l’observateur impartial doit accepter le fait que les deux côtés du débat - les croyants du rôle dominant de l’homme dans les récents changements climatiques, aussi bien que les défenseurs de l’hypothèse de leurs origines pour la plupart naturelles - donnent chacun des arguments assez forts pour être écoutés par la communauté non scientifique. Proclamer prématurément la victoire de l’un des groupe sur l’autre serait une tragique erreur et j’ai peur que nous ne soyions en train de la faire. 4. Il résulte de ce débat scientifique qu’il y a ceux qui réclament une action imminente et ceux qui mettent en garde contre celle-ci. Un comportement rationnel suppose d'agir en fonction de la gravité et de la probabilité du risque et de l’importance des coûts pour l’éviter. En tant que responsable politique, en tant qu’économiste et en tant qu’auteur d’un livre sur l’économie du changement climatique, avec toutes les données et arguments disponibles à l’esprit, je dois conclure que le risque est trop limité, le coût pour l’éliminer trop important et l’application d’une interprétation fondamentaliste du « principe de précaution » mauvaise stratégiquement. 5. Les politiciens - dont je ne fais pas partie - qui croient en l’existence d’un réchauffement global significatif et particulièrement ceux qui croient en son origine anthropopique reste divisés : certains sont en faveur d'une réduction des émissions, laquelle signifie le contrôle global des changements climatiques (et sont prêts à mettre d’énormes moyens pour ce faire). D’autres se fondent sur l’adaptation, sur la modernisation et le progrès technique et en particulier sur une augmentation de la richesse et du bien-être (et préfèrent dépenser de l’argent public là). La seconde option est moins ambitieuse et promet bien davantage que la première. 6. Le problème n’est pas seulement d'ordre temporel mais aussi et surtouts spatial (ou régional). Cela est particulièrement vrai ici, à l’ONU. Différents niveaux de développement, revenu et richesse en différents endroits du monde font que les solutions globales, universelles et coûteuses, seront injustes et en grande partie discriminatoire. Les pays déjà développés n’ont pas le droit d’imposer un fardeau supplémentaire aux pays moins développés. Dicter des normes ambitieuses et complètement inadéquates pour ces derniers est mal et devrait être exclu du menu des recommandations politiques. Mes suggestions sont les suivantes : 1. L’ONU devrait organiser deux GIEC parallèles et publier deux rapports concurrents. Se débarrasser d'un monopole partial est une condition sine qua non pour un débat fructueux et rationnel. Assurer un financement identique ou comparable de ces deux groupes scientifiques est un point de départ nécessaire. 2. Les pays devraient s’écouter les uns les autres, apprendre des erreurs et succès des autres mais tout pays devrait pouvoir préparer son propre plan pour aborder ce problème et décider quelle priorité lui attribuer parmi ses autres objectifs. Nous devrions croire en la rationalité de l’homme et aux résultats de l’évolution spontanée de la société humaine, pas dans les vertus de l’activisme politique. Par conséquent, votons pour l’adaptation, pas pour les tentatives de diriger le climat global.
Commenté par pierre
30/01/2008 17:30:56
En réponse à Pierre, l'allocution du Président de la Chambre d'agriculture des Côtes-d'Armor, Ollivier ALLAIN, lors de la dernière session sur le sujet du réchauffement climatique: "La communauté scientifique unanime affirme que l'activité humaine telle qu'elle est aujourd'hui, est responsable de cette situation. C’est pour cette raison que le protocole de Kyoto fut signé il y a 10 ans en fixant des objectifs en matière de réduction de production de CO2 . Celui n’a jamais été ratifié par les deux plus gros pollueurs de la planète : les USA et la Chine et qui plus est, il n’a pas toujours été respecté par ses signataires. Or, depuis 1997, plusieurs phénomènes majeurs et visibles ont contribué à impacter les esprits : -l’élévation du niveau des océans liée à leur réchauffement, -la fonte des glaciers de montagnes, -la canicule en Europe en 2003, -l'ouragan KATRINA qui a frappé la Nouvelle Orléans, -l’année 2005 (source NASA), année la plus chaude en 100 ans, Le Chef de l'Etat français en 2002 déclarait même au troisième sommet de la Terre à Johannesburg une phrase restée célèbre : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ». Un discours fort, peu suivi d'effets. Cette prise de conscience collective est aujourd’hui portée par deux hommes: -le premier, Al Gore, a été 1er vice président des USA et son documentaire fiction : "Une vérité qui dérange" aurait été vu par soi-disant plus de 2 milliards d'êtres humains et a même été projeté à l'Assemblée Nationale. Son livre du même nom est devenu un Best-sellers. Pour couronner le tout, cet homme a reçu conjointement avec les membres du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) le plus beau des prix Nobel et le plus symbolique à savoir le prix Nobel de la Paix. -le deuxième homme est un anglais de renom, Nicholas STERN, ancien chef économiste de la Banque Mondiale , à qui Tony BLAIR a demandé une étude économique et un chiffrage du coût de ce fameux réchauffement climatique. Le chiffre est pantagruélique, puisque celui-ci a été évalué à plus de 5 500 milliards de dollars, soit l'équivalent de 5 à 20 % du PIB mondial, soit plus que le coût des deux dernières guerres mondiales et la grande récession de 1929. Plus près de chez nous, tout le monde connaît Nicolas HULOT et son pacte écologique. Tous les candidats à la présidentielle l'ont signé, il s’est concrétisé par le Grenelle de l'environnement. Sur ce Grenelle, tous les pays ont observé ce qu’a initié la France. Le défi semble titanesque. Il devrait coûter très cher. Mais on nous dit que ne rien faire coûterait encore 20 fois plus cher si l’on passait d’une situation de la négation du problème au découragement total. Si tous les pays n'ont pas la même responsabilité, tous s’accordent à dire que les pays développés doivent montrer l'exemple. Sommes-nous peut-être à la fin d'une époque et peut-être allons-nous rentrer à présent dans une période de rupture à tous les niveaux, que ce soit en matière de transport, en matière d'habitat ou en matière de production de biens alimentaires ? Si tel est le cas, l'agriculture apparaîtra-t-elle demain comme un problème de plus ou comme une solution ? AL GORE écrit dans son livre que désormais toute action politique doit être pensée et réfléchie en fonction de cette thématique. Quand Jean-Louis BORLOO intervient lors de la dernière session de l'APCA, il ne dit pas autre chose en déclarant que "nous devrons très rapidement passer de 9 tonnes équivalent CO2 de rejet par habitant et par an à 3 tonnes." Il est vrai que depuis quelques mois, il n'y a pas un jour où la presse, la télévision, la radio, avec une émission comme "CO2, mon amour" sur France-Inter n’évoque la problématique et les initiatives qui sont déjà prises ici où là pour lutter contre ce phénomène. Faut-il saluer les médias dans leur ensemble pour cette démarche de prise de conscience collective ? Si l’on en croit tous les spécialistes nous devrions rapidement passer à l’opérationnel car ils nous donnent moins de 10 ans pour complètement inverser la tendance. Première raison Les deux principaux émetteurs de GES n'ont pas ratifié le protocole de KYOTO, mais de nouvelles élections auront lieu en novembre aux USA. Le président actuel des Etats-Unis, originaire du Texas, soutenu par les plus grandes compagnies pétrolières, voit qu’aujourd'hui, dans son propre parti, certains gouverneurs (Californie) ont adopté des mesures très incitatives pour lutter contre ce réchauffement, et que, même s'il n'y a pas alternance entre républicains et démocrates, le phénomène sera au cœur des programmes électoraux. Comme il l’a été sur ce mois de Novembre en Australie où John HOWARD, a perdu les élections, en grande partie, pour ces raisons là. Il y a quelques mois, en Chine, le premier secrétaire du parti communiste chinois SINTAO, lors du 27ème congrès du P.C. chinois ne fixait pas d'autres priorités que celle de passer d'une croissance quantitative à une croissance qualitative en instaurant à l'intérieur même de son pays, un système de bonus – malus pour les entreprises qui adopteraient un système de production plus vertueux. Deuxième raison : Au niveau européen, la dernière réforme de la PAC a instauré ce qu’on appelle l'éco-conditionnalité. Cette éco-conditionnalité tout à fait respectable (c'est la bureaucratie qu'elle a générée qui l'est moins) a contraint les agriculteurs à renforcer leurs pratiques en matière de fertilisation et d'utilisation de produits phytosanitaires. C’est assurément une tendance lourde où demain tout ce qui contribuera à la diminution des GES sera largement encouragée. Au niveau français La France a pour ambition de rattraper son retard en matière de développement durable. Le Grenelle de l'Environnement n'est probablement qu'une mise en bouche des défis qui nous attendent. Nous devrons produire plus, avec moins d'énergie (techniques culturales simplifiées, légumineuses, photovoltaïque, éolien, bio-carburants de seconde génération, méthanisation, …) L'agriculture, pour toutes ces raisons, n’est-elle pas en train de devenir le centre des enjeux stratégiques du 21ème siècle ? Lors de la dernière campagne aux élections Chambre d'agriculture, nous avions mis en avant le défi climato-énergétique. C’est pourquoi nous voulions y revenir plus concrètement. Vous l’avez compris : aborder ce domaine nous oblige à raisonner globalement pour agir localement. C’est donc pour cette raison que nous souhaitions donner du sens à cette session en demandant à Bernard SEGUIN d'intervenir sur le sujet : Bernard Seguin, directeur de recherche, est affecté à l’unité Agroclim de l’Inra d’Avignon. Après avoir longtemps travaillé sur la caractérisation des micro-climats puis sur la télédétection appliquée au suivi agricole, il est depuis 2002 responsable de la Mission "Changement climatique et effet de serre". Cette mission de coordination scientifique l’a naturellement conduit à devenir membre du GIEC et à ce titre d’être associé à l’attribution du dernier prix Nobel de la paix. La Bretagne dépense chaque année pour l’agriculture 10 millions d'euros en matière de recherche appliquée. Notre responsabilité d’élus est d’orienter ces fonds dans des domaines pertinents dont les résultats de recherche permettront de conforter le développement de nos exploitations agricoles. C'est pourquoi, nous attendons aujourd’hui trois choses de votre intervention : -la première, de nous faire part de l’ensemble des observations qui amènent la communauté scientifique à ces conclusions, -la deuxième, sur les adaptations possibles de l'agriculture, -la troisième, sur le rôle que pourrait jouer l’agriculture pour lutter contre ce réchauffement climatique. Olivier ALLAIN Président
Commenté par Gwenn
01/02/2008 16:41:13
Commentaires sur l’allocution du président de chambre d’agriculture « La communauté scientifique unanime affirme que l'activité humaine telle qu'elle est aujourd'hui, est responsable de cette situation » Cette affirmation semble contredite par la lettre à l’ ONU et signée par 100 scientifiques. Contredite aussi par une liste de scientifiques démissionnaire du GIEC qui ne cesse de s’allonger Voici entre autre le commentaire en juin 2005 de Yury Izrael vice président du GIEC "Un des objectifs du prochain sommet du G8 à Gleneagles au début du mois de Juillet, est relatif au changement climatique. Tel que je la vois, cette question est obscurcie par des affirmations et des interprétations erronées qui souvent conduisent à des décisions politiques importantes. Les dirigeants du monde, présents au G8 doivent être circonspects. Le lien entre l'activité humaine et le réchauffement global n'est pas prouvé. « La température du globe a augmenté pendant les années 1940 puis a décliné dans les années 1970 avant de se remettre à augmenter depuis lors. Le réchauffement global actuel ressemble à celui qui s'est produit pendant les années 40 quand les navires pouvaient facilement naviguer à travers l'arctique, alors qu'à cette époque, l'impact de l'activité humaine était bien moins important qu'il ne l'est à présent. Une expédition Russe qui revient d'une étude dans la partie centrale de l'antarctique déclare que les températures ont commencé à s'abaisser. Ces découvertes sensationnelles ne sont rien d'autre qu'une des surprises que nous réserve la "Mère Nature. » Curieusement le parallèle entre le GIEC et la haute autorité qui vient de statuer en France sur les ogm est saisissant. Instrumentaliser les scientifiques pour au final prendre une décision politique voir idéologique. « Or, depuis 1997, plusieurs phénomènes majeurs et visibles ont contribué à impacter les esprits : -l’élévation du niveau des océans liée à leur réchauffement, -la fonte des glaciers de montagnes, -la canicule en Europe en 2003, -l'ouragan KATRINA qui a frappé la Nouvelle Orléans, -l’année 2005 (source NASA), année la plus chaude en 100 ans » Toutes ces affirmations sont aussi sujets à débat, et si elles font les choux gras des marchands de peur, dans le milieu scientifique elles ne font pas l’unanimité. Par exemple suite à l’ouragan KATARINA Christopher Landsea, de la Division de la Recherche "ouragans" de l'Administration Nationale Océanographique et Atmosphérique (NOAA) qui est expert mondial, sur la question des ouragans, a démissionné avec fracas des instances du GIEC en 2005, parce que cet organisme avait affirmé, contrairement aux évidences scientifiques que l'intensité et le nombre des ouragans avaient augmenté. « Al Gore, a été 1er vice président des USA et son documentaire fiction : "Une vérité qui dérange » Avant de faire son film al gore a fondé le GIM (generation investement management) .la GIM est une hedge fund qui spécule dans les produits financiers verts don le carbone. Le réchauffement climatique peut aussi réchauffer le porte monnaie. « Le président actuel des Etats-Unis, originaire du Texas, soutenu par les plus grandes compagnies pétrolières » En matière de débat scientifique objecter ‘ être le suppôt d’une multi national lorsque l’on cherche à présenter des faits objectifs devient ici ridicule tellement il est utilisé par les marchands de peur. Il suffit de voir comment en France TOTAL se rapproche de AREVA pour prendre position dans le nucléaire. Les compagnies pétrolières ont largement les moyens de leurs reconversions. De tels arguments ne sont que pure démagogie. « C’est donc pour cette raison que nous souhaitions donner du sens à cette session en demandant à Bernard SEGUIN d'intervenir sur le sujet » Bernard SEGUIN est agronome à l’ INRA. Pour avoir une information complète sur le réchauffement climatique il serait bon d’entendre son collègue de l’INRA de Lyon et climatologue Marcel LEROUX Pour conclure une petite réflexion personnelle sur le prix Nobel de la paix à AL GORE au motif que le réchauffement climatique serait un risque de conflit mondial. La théorie du réchauffement climatique suppose que l’humanité par son comportement peut influencer le climat. Soit mais alors qui va expliquer aux sibériens qui connaissent des températures de froid extrêmes qu’ ils doivent aussi faire un effort pour éviter un réchauffement,ne vont t’ils pas souhaiter des températures plus clémentes. Le risque de conflit climatique ne viendrait t’il pas plutôt du fait q’un jour l homme soit justement capable d influencer le climat ?
Commenté par pierre
17/03/2008 18:39:58
que de choses a lire ^^ mais c'est un sujet très important.
Commenté par marie-cécile
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